Jean-Pierre Vigier Député de la 2ème circonscription de la Haute-Loire
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Actualités A l'assemblée nationale

//Déserts médicaux : Jean-Pierre Vigier interroge le Gouvernement

Déserts médicaux : Jean-Pierre Vigier interroge le Gouvernement

 

Jean-Pierre Vigier est intervenu ce mardi 29 janvier lors des questions orales au gouvernement. Le député de la seconde circonscription de la Haute-Loire a interrogé la Ministre de la Santé sur le problème de répartition géographique des médecins, notamment dans les régions touchées par la désertification médicale.
Voici le texte de la question de Jean-Pierre Vigier ainsi que la réponse du gouvernement. C’est Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication qui est intervenue en l’absence de la Ministre de la Santé, Marisol Touraine.
"Engagé depuis quelques années, le processus de désertification médicale est en train de s’aggraver, notamment en milieu rural. De nombreux élus locaux appellent au secours depuis plusieurs mois. En effet, le maillage territorial des professions de santé souffre terriblement en zone rurale du désintérêt des jeunes praticiens qui ne s’y fixent pas.
Dans mon département de la Haute-Loire, par exemple, il n’est pas rare de devoir effectuer plus de vingt-cinq kilomètres entre médecin et pharmacien de garde. Dans l’ouest de ce département, si des solutions à très court terme ne sont pas trouvées, ce sont, dans les cinq ans à venir, plus de quinze postes de médecin qui vont disparaître.
Face à cela, la précédente majorité avait pris des mesures pour endiguer ce processus. Je pense notamment à l’augmentation du numerus clausus, à la possibilité pour les médecins de travailler jusqu’à soixante-sept ans, au financement de maisons de santé.
Vous avez récemment présenté un plan global de lutte contre les déserts médicaux, comprenant une liste détaillée de douze mesures destinées à inciter les jeunes médecins à s’installer dans ces zones. Ce plan va, me semble-t-il, dans le bon sens. Mais sera-t-il suffisant ? Car il y a urgence. Ces mesures structurelles auront un effet positif mais à long terme, compte tenu des dix ou quinze années d’études et de formation des médecins.
Madame la ministre, comment comptez-vous instaurer, sur chaque bassin de vie, des pôles territoriaux de santé assurant le regroupement logique et la complémentarité entre toutes les professions de santé et les hôpitaux de proximité ? Ne peut-on mettre en place un fléchage pour inciter les jeunes médecins à se diriger vers les territoires dépourvus de praticiens sans pour autant en faire des médecins salariés ?"
Réponse de Mme Aurélie Filippetti, ministre. "Monsieur le président, Monsieur le député Vigier, le Gouvernement, vous le savez, est très sensible à un sujet qui intéresse nos concitoyens en zone rurale comme en zone urbaine. La ministre des affaires sociales et de la santé a annoncé en décembre dernier plusieurs mesures réunies dans le pacte territoire santé. Ce pacte ne réussira qu’avec l’engagement résolu de tous. La ministre des affaires sociales et de la santé, attachée à une mise en œuvre rapide, a rencontré les directeurs généraux des agences régionales de santé le 13 décembre pour les mobiliser. Elle réunira prochainement les 26 « référents installation » des agences régionales de santé, qui auront pour mission d’accompagner les futurs jeunes médecins.
Le Gouvernement est convaincu de l’utilité des mesures incitatives pragmatiques pour changer la situation des déserts médicaux. La formation médicale doit permettre la découverte au plus tôt de la médecine générale, notamment en parvenant à ce que 100 % des étudiants aient suivi un stage en cabinet, afin d’attirer plus d’internes vers cette spécialité majeure pour notre système de soins. Le moment de l’installation est bien sûr stratégique. Il ne s’agit plus de multiplier les dispositifs d’aide, très nombreux. Il est temps maintenant de les faire connaître et de sécuriser les jeunes médecins en les accompagnant dans leur installation. Il faut aussi transformer en profondeur l’exercice des soins de proximité par la constitution d’équipes pluridisciplinaires, par des transferts de compétences et par la télémédecine.
C’est avec ces nouvelles organisations que nous parviendrons à attirer les jeunes. Enfin, certains territoires isolés doivent faire l’objet d’un suivi tout particulier : les médecins salariés, les hôpitaux de proximité et les centres de santé doivent pouvoir leur venir en appui. Ces mesures ne seront couronnées de succès que si les territoires s’en emparent. C’est pourquoi un travail de concertation régionale, menée par les directeurs généraux d’ARS, permettra d’assurer la réussite de ce pacte."
Conclusion de Jean-Pierre Vigier : "Madame la ministre, je vous remercie. Ce sujet, pour un territoire rural comme le mien, est capital. Il sera en effet très difficile d’installer de nouvelles familles s’il n’y a plus de professionnels de santé. Nous représentons 20 % de la population, vivant sur 80 % du territoire français, où il nous faut impérativement maintenir de la vie."
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L'association

A l'initiative de l'association Ensemble pour la 2eme circo, Jean -Pierre VIGIER a retrouvé des élus [...]

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